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Dimanche 22 avril 2007

 

 

       En France le droit de vote est  accordé à tout citoyen français majeur sans distinction de sexe, d'origine, de religion ou d'idéaux politiques. Le vote est la voix du peuple, de ses désirs, de ses peurs et il sert de garant au bien-être de la majorité, de garde-fou aux ambitions individuelles néfastes à la République.

      22 avril 2007. Cette date, si attendue, est enfin arrivée. Dans quelques heures, nous connaîtrons les deux qualifiés qui s'affronteront lors du second tour pour succéder à Jacques Chirac. On ressent déjà l'effervescence que cette échéance créée, à travers tout le pays. Notre pays est pour l'instant une boussole qui tourne dans tous les sens, attendant un profond changement qui lui donnera un cap, un réel sens pour l'avenir.

      Les Français ont cependant eu l'impression d'assister, tout au long de cette campagne, à une comédie nationale, avec des candidats prisonniers de l'engrenage dangereux des médias, de la politique-people ainsi que du flot incontrôlable de promesses abherrantes.

      Pourtant, comme chacun sait, le résultat final se trouve dans les urnes, où seuls les citoyens décident de leur avenir mais aussi de celui de leur pays ; pour le meilleur et pour le pire, suffrage universel oblige.

       Pour cela, les candidats sont prêts à n'importe quoi, et le peuple subit avec prostration une soumission démagogique exaspérante, avec des délires hypocrites saisissants tels que " La France présidente " mais aussi " Votez pour vous " ...

       De plus, cette tendance à s'être penchés, au gré de l'actualité, vers tel ou tel sujet important, suivant l'avis de l'opinion, a renforcé considérablement l'incrédibilité de cette campagne avec une profonde interrogation du peuple quant à la réelle volonté de certains candidats à vouloir changer les choses : pendant quelques jours, on propulse le thème de l'immigration avec, ensuite, le souci de l'identité nationale ; puis, le lendemain, des violences à la Gare du Nord replacent l'insécurité au coeur de la campagne. A ces enjeux, les candidats s'y sont pliés sans vergogne : plus le peuple les sollicite à cette démagogie constante, plus ils s'y appliquent, avec une mégalo et une peopleisation de la politique sans limites, s'épuisant en permanence à des exercices de séduction éphémère...

     Alors, à quelques heures du résultat, la Nation va t-elle se retrouver dans un Chef d'Etat pour rétablir une réelle cohésion à travers le peuple ?

     " Dis moi pour qui tu votes, je te dirai à quoi ressemblera ton avenir, et même celui de ton pays " , serait-on tenter de dire à son entourage....

     Heureusement, la " Démocratie Participative "   prônée par certains , ne vient pas jusque dans l'isoloir...

 

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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Mardi 20 mars 2007

Il faudrait néanmoins que l'on sorte d'une campagne aussi molle que celle que les candidats nous offrent depuis des semaines.

Il faudrait élever le débat au-delà des petites phrases un peu piquantes qui n'ont plus d'effet que d'attester d'une frustration du pouvoir...

Arrêter également de lire que l'UMP "prend acte" de la décision de Jacques CHIRAC; qu'est-ce que l'UMP pour se permettre de prendre acte de la décision de son fondateur, quelle ingratitude !

Arrêter également de voir Rachida DATI, sans cesse laché comme un porte-parole pour balancer des vérités qui n'en sont pas, comme le soutien de Jean-Louis BORLOO ... qui ne soutient toujours pas d'ailleurs....

Arrêter d'entendre François FILLON, qui n'a de cesse de cracher sur tout ce qui sort de la "ligne officielle" du parti et n'avoir rien de constructif à proposer.

Arrêter de voir des grand'messes intronisant Simone VEIL mais se garder de communiquer sur la distance qu'elle prend avec la proposition de "ministère de l'identité nationale"....

Arrêter de voir ou sentir le scepticisme de Nicolas SARKOZY, face aux propositons de Segolène ROYAL ou François BAYROU; Le soutien de Michèle ALLIOT-MARIE et de son gaullisme du renouveau méritait surement une  campagne plus digne, plus offensive, plus péchue !

Savoir aussi faire son autocritique est une bonne chose et les Français en seront reconnaissants! Les banlieues sont des zones de non-droit et ce n'est pas de la faute de la gauche ou des centristes ! Alors même si les phrases de BAYROU peuvent être assassines, sont-elles fausses pour autant?

Du courage et de l'honnêteté !

Vive la France

 

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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Samedi 17 mars 2007

Depuis Vendredi soir la récolte des parrainages nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle est close. Comme chaque année, cette collecte des signatures des élus locaux a mené à de très nombreuses controverses sur le rôle des deux grands partis dans l’obtention des signatures, sur le nombre de candidats, sur la crédibilité de certains petits candidats.

 

Comme chaque année, certains hommes politiques ont mené leurs campagnes de communication sur la difficulté de trouver les parrainages nécessaires. Il est donc certainement temps de se poser la question de savoir si une réforme est nécessaire ou pas. Le débat court déjà depuis 2002 dans l’hexagone et force est de constater que ce sujet n’intéresse que le moment venu et est oublié entre deux élections.

 

Nous avons l’impression qu’aujourd’hui les parrainages sont vus comme une sorte de droit de veto pour empêcher tel ou tel candidat de se présenter, mais cela ne doit pas être perçu de cette façon, car ce n’était pas le but original. Au départ, les signatures étaient censées garantir le bon fonctionnement des institutions et prévenir les possibles candidatures totalement fantaisistes. Malheureusement, les mœurs et les règles politiques ont changé et désormais, ce sont les intérêts électoraux qui sont en jeu ainsi que le report des voix des absents sur les qualifiés.

 

Aujourd’hui, ce sont les deux grands partis, UMP et PS qui mènent la danse en exerçant plus ou moins des pressions  sur les élus locaux. D’ailleurs, il convient de se rappeler de la tirade du Premier Secrétaire du Parti Socialiste qui avait déclaré en décembre dernier que les maires PS devaient obligatoirement accorder leurs parrainages à la candidate socialiste sous peine de sanctions. La démocratie à ce niveau là fonctionne à deux vitesses et ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux pour l’avenir du pays et pour l’avenir de la démocratie en France. 

 

Jacques Pélissard, le Président de l’association des maires de France avait proposé que ces parrainages, une fois la vérification faite restent anonymes pour éviter qu’une trop forte pression soit orchestrée sur les élus décidant au nom de la démocratie de parrainer un autre candidat que celui de son camp. C’est une idée qui permettrait effectivement de lever les doutes et les pressions. Mais cela sera-t-il suffisant ? Rien n’est moins sûr.

 

Une signature veut-elle dire soutien ? Soutien à un candidat non ! Soutien à la démocratie Oui ! Nous nous dirigeons aujourd’hui de plus en plus vers un système à l’américaine où seuls les deux grands partis ont le droit de présenter des candidats aux présidentielles. Evidemment nous en sommes encore très loin, mais l’écart tend à se réduire, tant l’UMP et le PS occupent le champ électoral depuis de nombreuses années.

 

La réforme du système de parrainage doit continuer à être examinée tout en se méfiant de tout emportement. Les parrainages citoyens ne sont pas forcément une solution, cela serait trop difficile et trop pénible à vérifier pour le Conseil Constitutionnel. Ce débat doit être mené conjointement entre toutes les forces politiques pour que cela soit l’objet d’un large consensus sur la question. L’utilisation d’une conférence de Cohésion Nationale sur le sujet pourrait être intéressante….

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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Mardi 13 mars 2007

Ce n'est pas parce qu'on est "conseiller politique" de SARKOZY qu'il faut considérer qu'on est au dessus de toute considération de respect.

Ce matin, sur France Info, François FILLON n'a pas brillé par sa dignité en jetant l'opprobre sur Azouz BEGAG, au prétexte que ce dernier envisageait de soutenir François BAYROU. Les petites réflexions d'un bas niveau à l'encontre d'un membre du gouvernement en exercice sont plus l'expression d'une frustration quelconque que d'un réel désir de bâtir.

l'UDF est l'aile centriste et démocrate chrétienne de la droite républicaine. En 2002, lors de la convention de l'Union En Mouvement que Renaud DUTREIL présidait, François BAYROU a fait état de son sentiment et de sa crainte qu'un parti unique provoque l'aliénation idéologique des courants de droite; ce qui rejoignait le sentiment de Michèle ALLIOT-MARIE sur son ardent désir que l'Union de la Majorité Présidentielle devient une fédération de courants plus d'une uniformisation....

A l'usage au bout de 5 ans, BAYROU existe sans l'UMP, DUPONT-AIGNAN a claqué la porte, BOUTIN n'a pas poussé jusqu'au bout des primaires, ROBIEN ne se prononce pas, BORLOO hésite, BEGAG se désolidarise, LE CHÊNE est né et Jacques CHIRAC n'a rien dit; ça fait quand même beaucoup alors qu'on est sensé être dans une période de rassemblement.

Il serait plus digne de la part de François FILLON d'élever un peu le débat et de respecter avec plus de parcimonie les choix des uns et des autres. Il n'y a pas si longtemps, MAM était une "chafouine" et maintenant c'est la meilleure copine de Nicolas, pourtant nous avons la faiblesse de penser que François FILLON n'en pense pas moins....

Quant à l'utilité d'Azouz BEGAG au poste de ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances, je pense que comme des millions de Français, nous saurons apprécier le jour du premier tour des élections, quel candidat porte le respect passé, présent et à venir de notre pays.

Son bilan : Quarante-cinq projets nationaux sélectionnés pour promouvoir l’égalité des chances et le 27 février, coup d’envoi en France de l’Année européenne de l’égalité des chances pour tous. C’est la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde) qui est chargée de sa mise en œuvre. Merci Monsieur le Ministre Délégué.  http://www.egalitedeschances.gouv.fr/

 

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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Mercredi 7 mars 2007

Les dernières révélations du Volatile du jour sont consternantes. Sans préjuger de la véracité des propos, n'étant pas compétent, comme beaucoup de personne, et même si cela concerne la candidate du PS, je trouve un peu limite ce genre de tentative de déstabilisation. Tout comme le papier datant de la semaine dernière et se rapportant au candidat de l'UMP.

Si la presse doit faire son travail d'investigation, il est consternant de retrouver le même journal source de grands débats, au fond stériles. Est-ce à ce niveau que nous devons abaisser le rôle des candidats qui plutot que de nous parler des meilleurs moyens afin de résorber l'endettement de notre Pays se verront obligés de répondre à de tels papiers? Dès lors qu'aucun enrichissement personnel n'est constaté à la fin du mandat présidentiel comme pour les autres mandats, je ne vois pas en quoi le prix du mètre carré à Neuilly ou à Mougins intéresse nos compatriotes.

Encore un peu plus d'énergie gaspillée...

 

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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Jeudi 1 mars 2007

 

     " Si le peuple s'aperçoit qu'au lieu de faire ce qui lui est utile, on cherche à lui plaire, il est normal qu'il ne conserve qu'une pauvre idée de ceux qui le gouvernent " ...

      L'Histoire est parfois surprenante, ici en l'occurence plutôt décevante... 200 ans après cette phrase de l'Aigle d'Austerlitz, on s'aperçoit qu'elle est toujours d'actualité, que la manière de certains de faire de la politique frise encore une démagogie insupportable.

    Le tourniquet de certains candidats à la présidentielle nous écarte en effet de l'essentiel : qu'attend donc le peuple de cette élection ? L'opinion mûrit. Notre " non " au traité constitutionnel européen, le " non " des instances olympiques à Paris, les émeutes de banlieues, le chômage de masse, le scandale d'Outreau, le désastre scolaire, la dégradation civique, la défonce des dépenses sociales, et surtout l'enlisement d'un pays qui ne vit que trop à crédit, toute cette cascade de revers commence à faire réfléchir.

      La France a aujourd'hui les finances de Louis XVI. L'actuelle dette publique - et, plus inquiétante encore, celle de nos engagements futurs - apprend aux Français qu'au train actuel leurs enfants naîtront ruinés ; qu'eux-mêmes devront travailler plus s'ils veulent éviter la faillite de leurs retraites ; qu'ils devront réduire le fardeau écrasant et éprouvant pour l'Etat d'une assistance permanente : " se prendre en charge, et pas charger l'Etat ".

     " Les Français sont moroses et inquiets : moroses parce qu'inquiets , et sans doute aussi inquiets parce que moroses " écrit Michèle-Alliot Marie dans son dernier ouvrage, Le Chêne qu'on relève. Alors, il s'établit en France ce sentiment étrange que la France va plus mal que les Français ; que l'optimisme individuel des citoyens cohabite désormais avec un pessimisme collectif impressionnant. Les Français accordent de moins en moins confiance à des dirigeants logés, pensent-ils, sur une autre planète, avec une France au passé désenchanté, désormais acablée jusqu'à des tonalités absurdes par des culpabilités historiques. Les erreurs du passé modifient le présent, par conséquent l'avenir : en ce sens là, cap sur l'espérance collective. On pressent dans tout le pays une montée en pression, dont l'origine seraient les évènements du printemps prochain. Comment ? Pour qui ? Par qui ? On l'ignore encore, mais les lignes bougent, ont tendance à se bousculer même, dans la précipitation d'un changement collectif attendu, espéré.

      Cependant, le désarroi idéologique de la droite et de la gauche ébranle l'électorat : la gauche socialiste patine de n'être ni gauchiste ni sociale-démocrate, et les citoyens ne se retrouvaient plus trop dans la tendance un peu trop libérale de Nicolas Sarkozy... Mais le soutien de Michèle Alliot-Marie au ministre de l'Intérieur a tempéré la donne, avec un ajout de convictions gaullistes au programme de l'UMP. Néanmoins, si on regarde le taux d'abstention pur et simple, la désaffection des électeurs pour ces deux camps de pouvoir réduit dangereusement la participation républicaine : c'est, en conséquence, toute une France qui peine dans " les terrains vagues de la démocratie ". De plus, les deux extrêmes ratissent une part notable de l'électorat : 30% au premier tour de la dernière élection présidentielle ! Echappée maléfique des deux bords extrêmes, qui, malheureusement, s'agglutinent dans des aversions dangereuses pour les valeurs démocratiques de notre société...

      Face à ces égarements, certains candidats doivent faire preuve de sagesse dans cette course effrénée, prendre en compte certains dangers considérables pour la démocratie de notre pays et cesser le divorce permanent avec la vérité. Ce n'est donc pas en cultivant l'illusion d'une démocratie participative ou en prônant la Réforme à tort et à travers que le débat progressera...

     Avant l'élection, il restera bien des vérités à exhiber au grand jour : qu'il faudra réduire considérablement les dépenses publiques, retarder l'âge de la retraite, desserrer désormais l'étau des 35 heures, prendre conscience de l'affaiblissement du système européen, et j'en passe... Peut-on les cacher ? Autrement dit : le peuple français est-il enfin mûr pour son heure de vérité ? Qui sait ?

Il est pourtant grand temps que chacun s'active à la machine collective, en même temps que les profits individuels, pour ne laisser personne au bord du chemin...

L'Heure du Chêne a sonné, il est grand temps de le relever...

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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Mardi 27 février 2007

On connaissait déja le complexe du Homard avec Umberto ECO, mais depuis un mois, Ségolène ROYAL (trop facilement brocardée par l'ump au passage) a réussi à se faire coincer sur le nombre de sous-marins nucléaires dont disposait la France; il n'a fallu que quelques semaines à Nicolas SARKOZY pour la rattraper et se faire avoir en beauté...

Il serait quand même temps que l'un comme l'autre prennent de l'épaisseur pour se préparer à rentrer dans le costume de Président de la République.

Si le choix de Michèle ALLIOT-MARIE a été guidé par le sagesse de ne pas diviser la droite, elle est au moins informée du nombre de sous-marins nucléaires, pas uniquement du fait de son ministère mais parce qu'il s'agit d'informations qui touchent directement la défense nationale, l'indépendance du territoire et de l'espace européen et enfin c'est une partie FONDAMENTALE de la fonction présidentielle.

C'est n'est pas en Mars qu'il faut faire de telles erreurs et baisser dans les sondages, c'est en novembre, il est urgent de redresser la barre, sinon à continuer comme ça, on fera naufrage et il ne nous restera qu'à sortir le périscope !

 

 

par avecmam publié dans : Présidentielle 2007
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