
Au nom de la France, Michèle ALLIOT-MARIE a indiqué avec force qu'elle souhaitait que l'OTAN s'implique davantage à la formation de l'armée en Afghanistan, la tolérance de la population vis-à-vis d'une intervention étrangère de longue durée étant selon elle limitée.
Les ministres de la Défense de l'Alliance atlantique réunis durant deux jours à Séville ont largement évoqué la stratégie à adopter avant la traditionnelle offensive de printemps des talibans, qui se sont réorganisés après leur défaite de 2001.
Comme son collègue allemand, qui a expliqué jeudi que les Soviétiques n'avaient pas réussi à gagner la guerre d'Afghanistan malgré la présence de centaines de milliers d'hommes sur le terrain, son homologue française Michèle Alliot-Marie a insisté vendredi sur ce point, en soulignant également que "la population ne voit pas les progrès dans sa vie quotidienne".
Selon MAM, "il y a des degrés de tolérance et des conditions de tolérance à une présence militaire étrangère de longue durée"
"Les conditions de tolérance, c'est qu'il y ait de vrais progrès dans la vie de la population locale."
Il faut donc mettre l'accent sur la reconstruction, pas seulement sur les activités militaires, ainsi que sur la formation de l'armée et des forces spéciales afghanes, mission à laquelle la France s'est attelée avec d'autres pays.
"Il faut que nous aidions le plus possible l'armée afghane, comme le gouvernement afghan le souhaite", a-elle ajouté en précisant que, faute de date pour la fin de l'opération de l'Isaf, il existait un véritable "risque d'enlisement".
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