Recherche

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Album photos

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Mardi 6 février 2007

 En fin de semaine dernière, le Président de la République a fait de la France, une fois de plus, le centre du monde, un monde qui s’interroge sur son avenir. Cinq ans après Johannesburg, le Président Chirac a de nouveau interpellé la communauté internationale sur l’urgence d’agie vigoureusement en faveur de l’environnement. Aujourd’hui, les autorités Chinoise se sont exprimées sur le sujet par l’intermédiaire du patron de l'Association météorologique chinoise Qin Dahe qui a affirmé que son pays manquait de moyens financiers et technologiques pour utiliser des énergies propres et renouvelables.

 La porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Jiang Yu, lors d’un point presse, a renvoyé les pays développés à leurs responsabilités en affirmant : "Il faut relever que le changement climatique est le résultat des émissions sur le long terme des pays développés", ajoutant "Les pays développés devraient montrer l'exemple en endossant la responsabilité de la réduction des émissions conformément au protocole de Kyoto". Elle n’a pas hésité à déclarer que les émissions polluantes de la Chine sont actuellement faibles et que Pékin a fait de la protection de l'environnement une de ses priorités !

 On se demandait ce qu’il restait de communiste à la Chine, ne cherchons plus : il s’agit de la langue de bois ! Les affirmations des officiels Chinois ne manquent pas de sel, on pourrait rire de leur ridicule si le sujet n’était si grave. Grave il l’est selon plusieurs aspects : environnemental, économique, géostratégique.

 La situation environnementale en Chine est si grave dans certaines zones, que les effets de la pollution ont des conséquences économiques. Par exemple les agences de notation préconisent de vendre l’immobilier à Hong-Kong qui est désormais victime du « fog » permanent qui provient de la zone économique spéciale le long des cotes sud de la mer de Chine. La place financière du sud-est asiatique est en train de se déplacer à Singapour qui n’est pas touchée par cette pollution. C’est un exemple concret, visible, de la pollution exponentielle Chinoise. Il est bon de rappeler que la Chine n’a pas signé le protocole de Kyoto et est considérée comme un pays en voie de développement (qui est désormais ma deuxième économie mondiale et la première monétaire mondiale), en vertu de quoi, l’occident verse des aides à la tonne de CO2 à la Chine : plus elle pollue, plus elle touche d’argent. Cet argent est censé aider la Chine à dépolluer, à moderniser son outil de production.

 A ce niveau là il est bon de s’interroger sur le sens de ces aides : la Chine construit en toute conscience des centrales au charbon polluantes, de faible coût par rapport aux occidentaux ; c’est un peu l’histoire du beurre et de la crémière. L’occident paye pour polluer et délocaliser ses emplois, c’est paradoxal, il est certainement temps d’introduire la variable écologique dans les règles de l’OMC. On ne peut vouloir interdire le dumping économique ou le protectionnisme si dans le même temps on ferme les yeux sur le dumping écolgique.

 L’autre dimension est géostratégique, on le voit avec l’exemple de Hong Kong, certaines régions vont devenir inhabitables (mer d’Aral,etc…), cela va inévitablement provoquer des conflits pour accéder à des espaces propres, pour s’approprier des ressources naturelles qui vont se raréfier ou tout simplement parce qu’un pays va polluer son voisin. Avec ce type de problèmes, inévitablement, il y a des déplacements de capitaux et de populations. Comme Michèle Alliot-Marie le rappelle souvent, aussi bien dans ses publications que dans ses interventions dans les médias, les conflits sont source d’immigration massive. Les populations, naturellement, fuient les guerres, elles fuient aussi les zones de famines : demain elles fuiront les zones de pollution si rien n’est fait.

 Il est temps de réagir, les solutions existent ou demandent des efforts comme nous avons su en faire pour aller sur la Lune. La Chine, maintenant puissance économique mondiale, et demain puissance dominante, doit prendre ses responsabilités, investir dans des énergies propres, acheter les solutions existantes grâce à ses excédents commerciaux faramineux (les moyens financiers ne lui manquent pas).

 

Le défi du 21ème siècle sera certainement celui de la maîtrise du développement humain tout en luttant contre la pauvreté encore trop importante dans le monde. Cet aspect est trop absent de notre campagne électorale, trop centrés sur notre présent, sur notre chez-nous, nous oublions que les frontières s’effacent chaque jour un peu plus. Et pour la pollution, elles n’ont jamais existé ! C’est louable de signer le pacte écologique de Nicolas Hulot, mais c’est notoirement insuffisant ; il faut le généraliser à l’Europe puis au Monde. Le Président de la République a compris avant tout le monde ce défi. Irak, SIDA United, ONU Environnement : qui a dit que la parole de la France n’est plus écoutée ?

par avecmam publié dans : Politique internationale
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Retour à la page d'accueil
Blog : Artiste sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus